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Articles de cette pageCSAC: Mort programmée pour la"Ham bis"RD Congo: Les oripeaux de la démocratie Poussée de fièvre au Congo-Kinshasa: le Président de la République rattrapé par le "scandale de la St Sylvestre" Notre génération face au jugement de l’histoire RFI, cela fait 110 jours déjà... CSAC: Mort programmée pour la"Ham bis"Ajouté le 8/6/2011 Conseil
Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication Cinq
mois après la promulgation par le Président de la république, le 10 janvier
2011, de la Loi portant composition, attribution et fonctionnement du Conseil
Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), un flou épais
continuait à entourer la mise en place des membres de cet organe de régulation
des médias. Il n’en fallait pas plus pour que le Président de la Haute Autorité
des Médias (HAM), Primo Mukambilwa, pour ne pas le citer, s’engouffre dans la
brèche en s’autoproclamant
« Président faisant fonction du CSAC », au vu et sous la barbe de
tout le monde , après avoir fabriqué un logo et un papier entête à ses goûts et
couleurs. Tshivis T. Tags : liberte de la presse Catégorie : Non spécifié | Commentaires (1) | Ecrire un commentaire |RD Congo: Les oripeaux de la démocratieAjouté le 8/6/2011 C’est
une pluie des rapports sulfureux qui s’abattent à nouveau sur la RD Congo. Coup
sur coup, International Crisis Group
(ICG) est revenu sur l’enlisement démocratique au Congo démocratique en parlant
d’un pays qui prépare les élections dans l’urgence, après quatre ans d’inertie
électorale. Vient ensuite une étude américaine publiée dans le « Daily
Beast » qui parle d’une pandémie de violence sexuelle en RD Congo où au
moins quatre femmes sont violées toutes les cinq minutes. Enfin, et pas de
moindre, Amnesty International vient de publier son rapport annuel sur les
droits de l’homme dans le monde, et où la RDC est présentée comme un pays où on
ne respecte pas la liberté d’expression et d’association. Et comme il fallait s’y
attendre sans doute, le porte parole du gouvernement n’a pas mis longtemps pour
dénoncer « les oiseaux de mauvais augure », les mauvaises
langues et les prophètes de malheur face à un pays qui se porte sans doute
« mieux qu’il y a vingt ans ; beaucoup mieux qu’il y en a cinq, et
dont la santé s’améliore chaque jour d’avantage ». Dixit… Sauf mauvaise foi, comment ne
pas reconnaître des avancées mais aussi constater avec le Président de la
République dans son discours à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance, « des regrettables ratés »
particulièrement « en matière de développement, de progrès social et
des droits humains ». Ensuite, et en dépit du mot d’ordre de
« tolérance zéro », le Président a pris des engagements dont on peine
à voir les résultats, disant : « Nous devons bannir et punir sans complaisance l’atteinte à la vie et à
la dignité humaine, le viol, le tribalisme, l’irresponsabilité, le vol, la
corruption, le détournement des deniers publics, l’enrichissement sans cause
ainsi que toute autre formes d’antivaleurs » Pendant
plusieurs semaines le pays entier a retenu son souffle, craignant des
débordements violents résultant de la provocation des uns et de la réaction des
autres. Mais au finish, et après une journée qui aura été chaude en suspens,
tout le monde a crié victoire : l’opposition, pour avoir fait la
démonstration qu’elle était toujours une force redoutable capable de renverser
les vapeurs ; la majorité pour avoir laissé faire l’opposition dans une sorte
de démocratie octroyée. On
pourrait rire ou pleurer de ces petits jeux de cache-cache qui cache mal la
mauvaise foi et la peur des lendemains, s’ils n’étaient pas révélateurs d’un
certain état d’esprit qui vise à plomber
la démocratie et à bloquer toute possibilité d’alternance sous les oripeaux de
la démocratie. Tshivis
T. Tags : liberte d expression Catégorie : Non spécifié | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire |Poussée de fièvre au Congo-Kinshasa: le Président de la République rattrapé par le "scandale de la St Sylvestre"Ajouté le 17/2/2010 Avis
de tempête ou de « Tsunami » au Palais de De
ce qui précède découle une question : Pourquoi, alors que le bateau-congo
coule visiblement, et nous avec, le Commandant tarde-t-il à donner le coup de
barre qui va redresser le navire et sauver des vies ? Alors que se creuse
le vide autour de lui, de qui le Président est-il l’otage ? Pourquoi le
remaniement du gouvernement tant claironné ne vient toujours pas alors que tous
les ministres placés sur le départ n’ont
plus le cœur à l’ouvrage ? Pourquoi, et de manière quasi systématique,
tous les actes du président sont entachés de vices soit de forme, soit de fond et se prêtent presque toujours à des contestations
unanimes ? Le dernier acte en date, et qui promet bien de
vagues lors de la prochaine rentrée parlementaire, est ce qu’il convient bien
de qualifier de « Scandale de Mais dès le lendemain de cette publication,
cette Loi a été furtivement retirée de
la circulation et plus d’un mois après, aucune trace du texte n’était visible
ni au Cabinet du chef de l’Etat, ni au siège du Journal Officiel. Un véritable mystère
qui a perduré jusqu’au jour où, le
vendredi 12 février, le Président de l’Assemblée Nationale annonce, en pleine
séance plénière, que En
annonçant bien malgré lui cette mauvaise nouvelle aux conséquences désastreuses
pour le pouvoir auquel il appartient, le Président de l’Assemblée nationale a
fait une fuite en avant et voulu couper l’herbe sous les pieds de quelques
députés de l’opposition qui avaient déjà dégainé des motions sur la « disparition »
de cette loi pourtant promulguée par le Chef de l’Etat. Du coup, les langues
ont commencé à se délier et le scandale
a éclaté au grand jour. Ce scandale, c’est la promulgation par le Président de Nul
doute qu’en agissant en dehors de cette disposition, consciemment ou par
ignorance, le Président a marché sur Tshivis T. Tags : Joseph Kabila RD Congo Catégorie : Non spécifié | Commentaires (1) | Ecrire un commentaire |Notre génération face au jugement de l’histoireAjouté le 7/12/2009 Éditorial L’appel climatique de 56 journaux du
monde entier. Aujourd’hui, 56 journaux
dans 44 pays font un geste sans précédent : parler d’une seule voix
par le biais d’un éditorial commun. Nous le faisons parce que l’humanité se
trouve confrontée à une situation d’extrême urgence. A moins d’unir nos efforts
pour prendre des mesures décisives, le changement climatique va ravager notre
planète et, ce faisant, perturber fortement notre prospérité et notre sécurité.
Les dangers sont devenus tangibles en une génération. Maintenant, les faits
commencent à parler : sur les quatorze dernières années, onze ont été
les plus chaudes jamais enregistrées, la calotte glaciaire de l’Arctique est en
train de fondre et, l’an dernier, la flambée des prix du pétrole et des
produits alimentaires a donné un avant-goût des terribles bouleversements à
venir. Dans les revues scientifiques, la question n’est plus de savoir si
l’homme en est le grand responsable, mais combien de temps il lui reste pour
limiter les dégâts. Cependant, à ce jour, le monde a réagi avec mollesse et
sans enthousiasme. Le changement climatique
résulte d’une action sur plusieurs siècles, il aura des conséquences qui
dureront pour toujours, et nos chances de le maîtriser vont être déterminées
dans les quatorze jours qui viennent. Nous demandons aux représentants des
192 pays réunis à Copenhague de ne pas hésiter, de ne pas se lancer dans des
discussions, de ne pas se faire de reproches mutuels, mais de saisir la chance
d’échapper au plus grand échec politique de l’époque moderne. Cela ne devrait
pas être une lutte entre le monde riche et le monde pauvre, ou entre l’Est et
l’Ouest. Le changement climatique nous concerne tous et doit être résolu par
tous. La science est complexe,
mais les faits sont clairs. Le monde a besoin de prendre des décisions pour
limiter les hausses de température à 2 °C, un objectif qui exigera que les
émissions de la planète culminent et commencent à diminuer dans les cinq à
dix prochaines années. Une hausse plus importante de 3 à 4 °C -
la progression la plus faible que nous puissions espérer en cas d’inaction -
dessécherait des continents, transformant la terre cultivable en désert. La
moitié de toutes les espèces serait vouée à l’extinction, des millions et des
millions de personnes seraient déplacées et des peuples entiers seraient
submergés par la mer. Date butoir. Peu de gens croient que Copenhague
soit en mesure d’aboutir à un traité totalement finalisé ; les véritables
progrès en ce sens n’ont pu commencer qu’avec l’arrivée du président Obama à Mais les responsables
politiques présents à Copenhague peuvent et doivent s’entendre sur les éléments
essentiels d’un accord juste et efficace et, ce qui est d’une importance
capitale, sur un calendrier solide devant aboutir à un traité. La réunion de
l’ONU sur le climat à Bonn, en juin prochain, devrait être une date butoir.
Comme l’a exprimé un négociateur : «Nous pouvons jouer les prolongations, mais nous ne pourrons pas nous
permettre de rejouer le match.» Au cœur des négociations, il
faudra trouver un accord entre le monde riche et le monde en développement pour
établir comment répartir le poids de la lutte contre le changement climatique,
et comment partager une ressource devenue précieuse : les quelques
milliards de tonnes de carbone que nous pouvons émettre avant que le mercure n’atteigne
des niveaux dangereux. Les nations riches aiment
souligner la vérité arithmétique qu’il n’y a pas de solution tant que les
géants en développement tels que Justice sociale. Les pays en développement peuvent
faire remarquer qu’ils ne sont pas responsables de la majeure partie du
problème et aussi que les régions les plus pauvres du monde seront les plus
difficiles à sensibiliser. Mais ils vont participer de plus en plus au
réchauffement et doivent de ce fait s’engager de leur côté à une action
significative et quantifiable. Bien que les deux plus grands pollueurs du
monde, les Etats-Unis et La justice sociale exige que
le monde industrialisé racle ses fonds de poche et promette des liquidités pour
aider les pays les plus pauvres à s’adapter au changement climatique et aux
technologies propres qui leur permettront de développer leur économie sans
augmenter leurs émissions. Il faut également définir l’architecture d’un futur
traité, avec un contrôle multilatéral rigoureux, des compensations correctes
pour protéger les forêts et une évaluation crédible des «émissions exportées»,
afin que le poids soit finalement réparti plus équitablement entre ceux qui
produisent des produits polluants et ceux qui les consomment. Et l’honnêteté
exige que la charge placée individuellement sur les pays développés prenne en
compte leur capacité à la supporter ; par exemple, les derniers entrants
dans l’Union européenne, souvent plus pauvres que les membres de la «vieille
Europe», ne doivent pas souffrir davantage que leurs partenaires plus riches. Espoirs. La transformation va coûter cher,
mais beaucoup moins que la note à payer pour renflouer les finances mondiales.
Et beaucoup moins encore que les conséquences du laisser-faire. Beaucoup
d’entre nous, en particulier dans le monde développé, devront changer leur mode
de vie. L’époque des vols pour l’aéroport moins chers qu’un trajet en taxi
touche à sa fin. Nous devrons faire nos courses, manger et voyager plus
intelligemment. Nous devrons payer davantage pour notre énergie et en utiliser
moins. Mais le passage à une
société à faible émission de carbone porte en elle la perspective de plus
d’espoirs que de sacrifices. Déjà, certains pays ont reconnu que cette
transformation peut apporter la croissance, des emplois et une meilleure
qualité de vie. L’afflux de capitaux parle de lui-même : l’année dernière,
pour la première fois, il a été investi davantage dans les formes d’énergie
renouvelable que dans la production d’électricité à partir des carburants
fossiles. Chasser le carbone de nos modes de vie en quelques petites décennies
sera, sur le plan de la technique et de l’innovation, comparable aux grandes
révolutions de l’histoire. Mais, tandis que le fait d’envoyer un homme sur Vaincre le changement
climatique passera par une victoire de l’optimisme sur le pessimisme, d’une
vision de l’avenir sur une vue à court terme, ce qu’Abraham Lincoln appelait «les meilleurs anges de notre
nature». C’est dans cet esprit que
56 journaux du monde entier se rassemblent derrière cet éditorial. Si
nous, avec nos optiques nationales et politiques si différentes, pouvons nous
mettre d’accord sur ce qui doit être fait, nos dirigeants devraient pouvoir en
faire autant. Les représentants politiques
à Copenhague ont le pouvoir de façonner le jugement de l’histoire sur notre
génération : celle qui a vu le défi et l’a relevé, ou celle qui était si
stupide qu’elle a vu la calamité qui s’annonçait mais n’a rien fait pour
l’éviter. Nous les conjurons de faire le bon choix. Tags : Sommet de Copenhague sur le Cl Catégorie : Non spécifié | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire |RFI, cela fait 110 jours déjà...Ajouté le 11/11/2009 Il
y a quelques jours, j’ai lu, écrit noir sur blanc dans une presse kinoise, un
article suspect. Titré : « RDC-RFI : Revenir aux bons sentiments ».
Signé : « Jean-Pierre Eale Ikabe, correspondant particulier ».
Pleine page dans le journal Africa
News, n°393. Pour
ceux qui ne le savent pas « Africa News » est un journal très Muzito.
Car certaines langues, pas forcément
méchantes, disent que le Premier Ministre en serait l’un des grands bailleurs, sinon en tous cas
l’un de ses grands bienfaiteurs.
Et pas seulement d’Africa News, mais de bien d’autres médias de la chaîne… Pour ceux qui ne le savent pas non plus, le
correspondant particulier qui signe cet article se présente comme un
« expert et conseiller de l’audiovisuel » ayant traité pendant plusieurs
années, le dossier RFI dans divers
cabinets des Ministres en charge des médias et de la presse. En
lisant cet article, j’ai été à la fois ému et horrifié. Emu par ce plaidoyer en
faveur du retour du signal de ce « puissant médias qu’est RFI »
réduit au silence quasiment sur
l’ensemble de Ainsi,
apprend-on que le conflit entre le gouvernement de Kinshasa et RFI, est tantôt
une affaire de Convention non respectée et qui coûte au moins 15 000
dollars américains par mois, multipliés par une dizaines de sites d’émission
cédés en location à la station française sur l’ensemble du territoire
national ; tantôt qu’il s’agit, pour la journaliste Ghislaine Dupont,
d’une affaire de vengeance à cause d’un « coupage » non payé.
En d’autres termes et pour ceux qui ne
comprennent pas cette expression journalistique congolaise, la journaliste de
RFI serait une aigrie et fâchée contre le pouvoir en place pour n’avoir pas été
payée pour « services rendus »
au travers de ses reportages, à l’ancienne rébellion conduite par
Laurent Désiré Kabila dans sa marche sur
Kinshasa ; tantôt que le gouvernement reproche à RFI de toujours exhumer
et traiter des dossiers sensibles sur le pays, etc Conclusion
de l’auteur de l’article : « J’invite les deux parties à mettre de
l’eau dans leur vin de manière à permettre une franche coopération entre le
puissant média qu’est RFI et Du
coup, me vient aussi à l’esprit, le souvenir d’une rencontre très restreinte sous forme de
« déjeuner » à laquelle j’ai été conviée il y a quelques dix jours
dans une résidence de diplomate français. Au menu, entre gorgées de vin et
rôtis de viande, on discute surtout de la situation de RFI devant un
plénipotentiaire venus expressément de
Paris pour « tenter de débloquer » la situation avec le Ministère de Selon
quelques indiscrétions, le gouvernement serait prêt à lever l’interdiction qui
frappe la « radio mondiale », mais à deux conditions préalables. La première, c’est que la direction de RFI
accepte de confier à un autre journaliste que
Ghislaine Dupond, le traitement des questions concernant Mais
tout le monde a compris que ce qui est qualifié dans ce Code pénal de l’époque
Mobutu de « haute trahison », n’est ni plus ni moins, en démocratie,
que de la censure directe et une tentative désespérée du gouvernement de
vouloir contrôler les médias étrangers, après avoir fait main basse sur la
presse nationale. La
question reste de savoir s’il existe un seul média étranger sérieux prêt à se
faire prendre à ce jeu. Ainsi, la balle reviendra invariablement dans le camps
du pouvoir de Kinshasa obligée de trouver une voie de sortie devant ce qui apparaît
comme un combat d’arrière garde. Tshivis
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